TYPES DE FRAUDES
Arnaque sentimentale : comment récupérer son argent ?
Vous avez envoyé de l'argent à une personne rencontrée en ligne qui s'avère être frauduleuse ? Votre banque est tenue à un devoir de vigilance.
L'arnaque sentimentale est très sophistiquée et repose sur la construction patiente d'une relation sentimentale. Le contact naît sur un site de rencontre, un réseau social ou une messagerie, avec un profil soigné, souvent emprunté à une personne réelle.
Pendant des semaines, parfois des mois, l'échange est quotidien et attentionné. Aucune demande d'argent n'intervient tant que le lien n'est pas solidement installé. Puis survient l'imprévu : un blocage en douane, des frais médicaux, un compte gelé à l'étranger, une opportunité à saisir à deux. Vous lui envoyez de l'argent mais elle repousse toujours la rencontre.
Le récit de votre interlocuteur est faux. Une fois les sommes reçues, elles sont dispersées sur d'autres comptes cachés et généralement blanchis. Recevoir puis retransférer des fonds est particulièrement risqué : cela fait de la victime (à son insu) un acteur du circuit de blanchiment mis en place par le fraudeur.
Webcam en panne, voyage reporté, mission à l'étranger : la rencontre physique est indéfiniment repoussée.
Déclarations fortes, projets d'avenir et exclusivité en quelques semaines à peine.
Un petit montant sert souvent à tester votre réaction avant des demandes bien plus importantes.
Mandat cash, cartes prépayées, plateformes de cryptomonnaies ou virements vers un compte au nom d'un tiers.
On vous encourage à ne pas en parler à vos proches, ni à votre conseiller bancaire
Le passage soudain sur une messagerie depuis un numéro inconnu est le mode opératoire type de la fraude au faux proche.

Agir rapidement peut être déterminant pour protéger vos comptes et préparer votre recours.
Cette fraude est différente des autres. Lorsque vous avez vous-même ordonné le virement en connaissance du montant et du bénéficiaire, il s'agit d'une opération autorisée. Le mécanisme du remboursement automatique ne s'applique donc pas à ce cas, même si votre consentement a été obtenu par manipulation.
Un recours est toutefois possible, mais sur un autre fondement : le devoir de vigilance de la banque, applicable dès lors qu'une anomalie apparente se manifeste sur votre compte bancaire.
Des virements sans rapport avec vos revenus et votre patrimoine, une fréquence inhabituelle, des destinataires avec lesquels vous n'avez aucune relation : réunis, ces éléments peuvent caractériser un manquement.
Le refus de votre banque n'est pas la fin de la procédure : c'est précisément ce qui ouvre le droit de saisir le médiateur. Cela ne prend que 5 minutes et Amiact vous accompagne.
Retrouvez les réponses à vos questions sur l'accompagnement Amiact et la mise en relation avec des médiateurs.
La médiation de la consommation est un dispositif légal et gratuit, mis à la disposition des consommateurs, qui leur permet de faire trancher un litige (avec leur banque, par exemple) par un tiers indépendant : le médiateur. C'est une alternative au tribunal, plus simple et sans frais.
Ce médiateur est indépendant et la loi impose à chaque banque d'en désigner un, compétent pour régler les litiges qui l'opposent à ses clients. En pratique, ce n'est pas toujours simple : une même banque peut relever de plusieurs médiateurs selon les caisses régionales, et il existe une procédure à respecter pour saisir le bon interlocuteur.
Identifier ce bon interlocuteur est précisément le premier obstacle et le plus difficile. C'est celui qu'Amiact lève pour vous : première plateforme à centraliser l'ensemble des médiateurs de la consommation de France au même endroit, elle vous met en relation avec votre médiateur en quelques minutes.
Oui. La médiation est totalement gratuite, vous n'avez rien à payer. Amiact non plus ne vous demande rien pour constituer et suivre votre dossier — nous ne sommes rémunérés qu'en cas de succès, sur la somme que vous récupérez.
Le médiateur dispose de 90 jours pour rendre sa décision, à compter du moment où votre dossier est déclaré recevable. C'est précisément là que la préparation compte : un dossier incomplet ou envoyé trop tôt est rejeté, et vous repartez de zéro.
Nos outils vérifient la recevabilité, les délais et les pièces avant l'envoi pour que le compteur démarre du premier coup.
Vous ne choisissez pas votre médiateur : il est déterminé par votre banque, chaque établissement ayant désigné le sien. Avec plus d'une centaine de médiateurs référencés, se tromper d'interlocuteur signifie un dossier rejeté et des semaines perdues.
Amiact identifie automatiquement celui qui est compétent pour votre situation et transmet votre dossier au bon endroit, du premier coup.
La proposition du médiateur ne s'impose pas à vous : vous restez libre de la refuser et de saisir la justice.
La médiation ne ferme aucune porte — elle suspend même les délais de prescription pendant son déroulement. Et comme nous ne sommes rémunérés qu'en cas de succès, une décision défavorable ne vous coûte rien.
Amiact vous accompagne pour trouver un médiateur adapté à votre situation et vous aide à faire valoir vos droits simplement.